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    SOCIÉTÉ

    Aux origines du football sénégalais

    Daour GAYEBy Daour GAYE22 juillet 2022Updated:10 février 2023Aucun commentaire12 Mins Read
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    Le Sénégal a été de toutes les grandes initiatives intellectuelles, culturelles et politiques de l’histoire de l’Afrique. Ce n’est pas un hasard, si de grandes figures de l’Afrique francophone ont été formées au Sénégal, dans les prestigieux établissements scolaires qu’étaient : l’École Normale William Ponty, le Collège Blanchot, le lycée Faidherbe etc. La vie politique des habitants des quatre communes et l’implantation des premières écoles au Sénégal ont donné au pays un avantage certain. Ce Sénégal-là, signe de la qualité de ses dirigeants, joue un rôle essentiel dans le développement du football en Afrique occidentale française.

    Les premières sociétés sportives

    Le football est introduit au Sénégal dès le début du XXe siècle à Saint-Louis et Dakar. C’est dans ces deux villes que les premiers clubs sont créés. A Dakar, en 1919, l’Union sportive des Tireurs de Dakar (Ustd), la pionnière des équipes sénégalaises est créée par Jean Louis Turbé, Président de chambre de commerce. Quelques années plus tard, en 1926, le Comité du Grand Air est créé à Saint Louis. A l’époque, la pratique est réservée à quelques privilégiés. Il a fallu attendre la création de l’Union sportive indigène, en 1929, pour acter sa première démocratisation, même si la ségrégation était encore de mise. Cette nouvelle création est à l’actif d’Amadou Mix Guèye, entouré de : Georges Labéry, Edouard Chambaz, Kader Diouf (fils de Wagane) pour la direction de la pionnière des équipes autochtones.
    Les années trente sont un tour- nant dans l’histoire du football sénégalais qui va connaître un pic de popularité grandissant qui a favorisé de nouvelles demandes d’adhésion. C’est ainsi qu’en 1931 une scission au sein de l’Ustd favorise la création du Club Nautique Peyrissac, qui de- vient durant la saison 1932-33 le Club Nautique de Dakar. Sa jumelle le Club Nautique de Saint Louis (1931), le Sporting club de Dakar (1932) et l’Union sportive portugaise (1932) dont le président est Armando Alcantara, sont aussi affiliés.
    En 1933 le football sénégalais fait un premier bond qualitatif avec la création du Comité fédéral des sports, dirigé par Jean Louis Turbé, (pré- sident), le capitaine Bardy, (vice-président) ; le capitaine Albinet, Borée, le capitaine Debart, Lafont et Ruffat en sont les membres. La nouvelle institution a pour objectifs la gestion de toutes les activités relatives au sport en général et au football en particulier.

    Son principal handicap fût le caractère partisan de ses décisions, dont la plus flagrante concernait  les licences.
    Lors des compétitions mixtes, les équipes militaires, composées en majorité d’européens, étaient autorisées à jouer sur simple présen- tation de n’importe quelle pièce pou- vant justifier d’une identité, même si cette dernière ne disposait pas de photo. En revanche, les autochtones devaient se présenter avec une pièce d’identité avec photo. À force de par- tialité et d’immobilisme, le contesté Comité fédéral des sports est dissout en 1938. En lieu et place, le Comité central des sports, dirigé par le Gouverneur Martine est créé.
    Cette même année 1933, l’Union sportive goréenne est créée sous l’impulsion d’Henri Faye qui orga- nisait place du gouvernement, des rencontres entre les jeunes de l’ile. Jules Massamba Basse, revenant de la première guerre mondiale prend en charge le groupe, établit un projet de statut et procède à la création de l’équipe insulaire. C’est aussi l’année de la naissance du Foyer France Sénégal, grande association culturelle. A la tête de ce monument du sport et de la culture Papa Guèye Fall, a su impliquer la plupart des acteurs politiques culturels et sportifs et hommes de culture de ces années là. En 1936, sa section sportive sous le nom de Foyer de Médina est installée pour jouer un rôle majeur dans le rayonnement du football sénégalais. La vague de créa- tion de clubs continue avec en 1939, la naissance de l’Union sportive de Casamance (Usc), dont le président est Jules Surlemont Administrateur Maire de Ziguinchor. Plus au nord, à Saint Louis, l’Avenir de Abary Guèye est créé en 1944, l’Espoir de Saint Louis en 1945 par Bardon et Béranger et La Saint Louisienne en 1946, dont Abdoul Wahab Gaye est le président.

    Ligue et Coupe d’Aof

    L’avance des Sénégalais, de ces années-là, est la résultante du dynamisme des dirigeants de la Circonscription de Dakar et du district de Saint-Louis. Gabriel Sorano initie d’ailleurs, dès 1944, une grande rencontre des dirigeants de clubs avec comme ordre du jour : une réflexion sur le type de structure apte à gérer localement les compétitions. Quelques années plus tard (1946), la ligue d’Afrique occidentale française est créée, elle jouera ensuite un rôle éminent dans le processus de développement de la discipline. Ses réalisations attestent d’ailleurs de la qualité des hommes et de l’état d’esprit des sportifs de l’époque. Ils ont, avec un sens inné des responsabilités, de l’initiative et de la créativité, permis à la direction de la ligue, appuyée par l’administration coloniale, d’installer la plupart des districts en Aof et d’aider considérablement à la promotion du football des territoires. En dehors des matches officiels, la ligue organisait des rencontres amicales qui avaient certainement permis aux équipes sénégalaises de gagner en expérience. Elle s’est régulièrement

    Photo Coupe AOf (1947)1960)
    © col privée

    Impliquée dans des opérations de promotion de la discipline et de ses valeurs. En 1955, pour promouvoir le football des territoires, elle affrète un avion pour la sélection de Dakar qui fît le tour des capitales de l’Aof pour une série de matches d’exhibition. C’est pratiquement aussi sous ses différents mandats, que le Sénégal a connu ses plus belles réussites.
    C’est dans la salle de Conférence du Centre fédéral des sports que la ligue d’Aof a réuni le samedi 8 septembre 1956, son assemblée générale. Commencée à quinze heures trente, l’Assemblée générale s’est terminée le lendemain à six heures du matin.Les différents districts étaient tous   représentés.   Étaient présents : Joseph Gomis, Gaston Robin, Maguette Diack, Mamadou Sidibé, Thiémokho Coulibaly et Rito Alcantara (membres du Comité de ligue), Fodé Cissé (Kindia), Cheikhna Sybi (Kankan), Doudou Ndiaye (Casamance), Abdoulaye Traoré (Bobo-Dioulasso), Mohamadou Boyer (Niger), C. Kouyaté et M. Kanté (Thiès), Garang Kouyaté (Ségou), Bacary Diawara (Kayes), I. Ndiaye et Diouf (Kaolack), Leblond (Togo), Mamadou Sidibé (Ouagadougou), Lamine Haïdara (Conakry), Cor- neille Boussari (Dahomey), S. Bâ, C. Sall et M. Kâ (Saint-Louis), Henri Diémé et Oumar Fall (Dakar), Zan Traoré (Bamako), B. Assouan et Go- mez (Abidjan).

    Suprématie sénégalaise

    Le Sénégal est, à l’époque, le centre du football en Afrique de l’Ouest. C’est à partir de Dakar que la coupe des territoires est organisée et toutes les finales à l’exception de celle de 1948 y ont été jouées. Cette première compétition, qui s’est dé- roulée de 1947 à 1960 dans tous les pays des territoires, révèle la qualité des équipes sénégalaises qui rem- portent le trophée à plusieurs re- prises. L’Union sportive goréenne (1947, 1954, 1955), le Foyer France Sénégal (1948), le Racing club de Da-kar (1949), la Jeanne d’Arc de Dakar (1951, 1952), le Réveil de Saint-Louis (1957), la Saint-Iouisienne (1959) ont confirmé la suprématie sénégalaise sur le football des territoires. Le trophée est aussi remporté par les Maliens de la Jeanne d’Arc de Bamako (1950, 1956), l’Africa sport d’Abidjan (1958) et l’Étoile filante de Lomé (1960) avec la coupe interfédérale. À l’issue de cette riche période, l’identité du football sénégalais avec des valeurs héritées des grands dirigeants comme Amadou Mix Guèye, Maguette et Alioune Diack, Ibrahima Sidibé, Joseph Gomis, Henri Diémé, Mathurin Diop, Rito Alcantara etc. Ils sont naturellement au momentdes indépendances, aux commandes de la nouvelle Fédération sénégalaise de football.

    Assemblée générale de la ligue d’Aof en 1952 à Dakar où tous les districts sont représentés
    © col privée

    Le foot aussi prend son indépendance

    Les Jeux de l’Amitié Madagascar, 1960

    Au moment des indépendances, le Sénégal et le Mali forment une fédé- ration, qui malgré la qualité de l’idée et du projet politique ne fera pas long. La préparation de l’équipe du Soudan s’est déroulée en plusieurs phases. D’abord une pré-sélection au Sénégal, où des matches de détection sont organisés entre les sélections de Dakar, Thiès et Saint-Louis. Une liste de joueurs sénégalais, devant se rendre à Bamako retrouver les Karounga Keita, Blocus et Bakoroba Touré, pour former l’équipe fédérale est établie. Ensuite, le groupe quitte la capitale malienne quelques se- maines avant les Jeux, pour une série de matches de préparation à Abidjan, Lagos, Lomé et Brazzaville. Mada- gascar 1960 est la première grande messe du sport africain. En football, l’équipe fédérale est battue (3-2) en demi-finale par une solide équipe du Cameroun. Les buts de l’équipe fédérale sont marqués par Karoun- ga Keita et Alioune Diaw. La partie sénégalaise de l’équipe du Soudan présente à Tananarive est composée de : Douzaine Séye (cap), Mamadou Ndiaye « Délégué », Saliou Sow « Zale », Bouba Diakhao, Issa Camara, Oumar Ndiaye, Alioune Diaw, Ama- dou Tall, Jean Pierre Sène, Alioune Guèye « Blé », Kalidou Diaw et Raoul Diagne, comme entraineur.

    Les Jeux de l’Amitié Abidjan, 1961

    Avec la dissolution de la fédération du Mali, le Sénégal, souverain, est éliminé de la Coupe Nkrumah par les Guinéens de Bissao. Après un match nul à l’aller et au retour (1- 1). Le match de barrage jouée à Ba- thurst est à l ‘avantage de la Guinée Bissau qui l’emporte au bénéfice des corners. Cette équipe du Sénégal est composée de : Saër Sène, Alioune Guèye « Blé », Bouba Diakhao, Naby Soumah, Souleymane Diop « Jules », Amadou Sèye « Douzaine », Oumar Fall, Ousseynou Samb, Mamadou Ndiaye, Raymond Dasylva, Mama- dou Ndaw, Ousmane Keïta, Grand Tall et Boubacar Bèye et Raoul Dia- gne comme entraineurs.
    Pour la préparation des jeux de l’Amitié Abidjan 1961, l’équipe natio- nale du Sénégal bénéficie d’un stage de quinze jours avant de rallier Abi- djan. Lors de la première journée, le Sénégal et Raoul Diagne, son my- thique entraîneur, sont opposés au Gabon. C’est sur le score de trois buts à deux (3-2) que le Sénégal l’emporte. Les buts sénégalais sont marqués par
    « Souris » et Sarr Bandame. C’est ensuite aux Camerounais de faire les frais de la qualité sénégalaise, ils sont battus sur le score sévère de quatre buts à zéro (4-0), trois buts de Ama Diaw et un de El Hadj Malick Sy « Souris ». Qualifié pour les demi-fi- nales, le Sénégal est opposé à la Côte d’Ivoire. Après avoir fait match nul et marqué un but par Sarr Bandame, refusé pour une position de hors- jeu, l’équipe sénégalaise se prépare à jouer la deuxième édition lorsqu’un communiqué de presse annonce laqualification de l’équipe ivoirienne. Le Sénégal est éliminé par corners, mais la particularité de cette déci- sion est que, seule la prolongation, avait été prise en compte pour le calcul. C’est ainsi que les Ivoiriens, accrédités de deux corners, se qua- lifient pour la finale aux dépens des Sénégalais.

    Les Jeux de l’Amitié, Dakar 1963

    Au sortir des jeux d’Abidjan, le choix porté sur Dakar pour accueillir les troisièmes et dernier jeux de l’Amitié. L’équipe du Sénégal bénéfi- cie d’un stage en France à Dinard et des phases finales de la coupe Nkru- mah. À seulement cinq semaines des Jeux de Dakar, le Sénégal enregistre deux défaites contre le Mali (4-1) et le Nigéria (4-0). Raoul Diagne est alors limogé et affecté à la formation. Ab- doulaye Thiam est nommé directeur technique et Boubacar Bèye entraî- neur national. Ils initient un tour- noi de détection entre les sélections régionales, à l’issue duquel, les meil- leurs sont retenus pour représenter le Sénégal à ce grand rendez vous. Conscients, de l’importance de la discipline dans le groupe, Abdoulaye Thiam vire Ama Diaw du regroupement et donne un avertissement à Demba Thioye pour que l’équipe nationale trouve le chemin du sacre.

    Le Sénégal, médaillé d’or des Jeux de l’Amitié de Dakar 1963. Debout, de gauche à droite : Rito Alcantara (diri- geant), Domingo Mendy (capitaine), Yérim Diagne, Bouba Diakhao, Lamine Coura Fall, Cheikh Thioune, Sou- leymane Diop « Jules ». Accroupis : El Hadj Malick Sy « Souris », Youssoupha Ndiaye, Yatma Diouck, Demba Thioye, Mamadou Samassa.


    Le Sénégal entame la compéti- tion en battant sur le plus petit score (1-0) le Cameroun, pour ensuite dominer (5-1) le Nigéria, puis le Niger (3-1). L’équipe nationale est opposé, en demi-finale, à l’équipe de France amateurs. Les Français avaient, tour à tour battu la (5-1), le Gabon (3-0) et la Haute-Volta (1-0). Rien ne semblait pouvoir arrêter l’équipe du Sénégal qui sort la France (2-0). Pour la finale, le Sénégal est opposé à la Tunisie qui a, tour à tour, éliminé la Côte d’Ivoire trois à un (3-1), le Congo-Brazza deux à zéro (2-0) et la Mauritanie quatre à zéro (4-0). En demi-finale, les Tunisiens ont, après la prolongation, battu Madagascar sur le score de deux buts à un (2-1). C’est une finale inédite, les Sénéga- lais et les Tunisiens ne s’étant jamais rencontrés. Pour cette première, les deux équipes ont livré un match correct et fair-play qui est cepen- dant légèrement resté à l’avantage du Sénégal. Le stade de l’Amitié (actuel stade Demba Diop), est, comme lors de l’ouverture des Jeux, envahi dès les premières heures de la matinée par des spectateurs qui ne voulaient pour rien au monde rater ce match au sommet. Le Sénégal avec un ex- cellent Maréchal Thioune remporte la médaille d’or des jeux de Dakar 1963. Ce sera le seul trophée de cette partie de l’histoire du football au Sénégal. L’équipe nationale sera en- suite présente lors des Can Tunis 1965, Asmara 1968 sans succès. Une autre génération celle de 1986 a ra- nimé la flamme reprise par la généra- tion 2002, enfin celle de Sadio Mané entrainée par Aliou Cissé remporte la Can 2021.

    Jules François Bocandé mène le jeu avec détermina- tion, tact et intelligence. Avec ses co-équipiers, il sort le football sénégalais de sa torpeur.
    El Hadj Diouf, 2e à partir de la gauche (accroupi), laisse son empreinte sur cette génération qui amène le Sénégal pour la première fois à la coupe du monde
    Sadio Mané ,nouvelle révélation du football sénégalais, génie et cou- rage chevillés au pied, conduit une équipe intrépide qui hisse le Sénégal au sommet du football africain.

    histoire du Sénégal Revue africaine
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