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    Home»ANALYSES»L’Afrique, membre permanent du G20 : et maintenant ?
    ANALYSES

    L’Afrique, membre permanent du G20 : et maintenant ?

    La Revue de DakarBy La Revue de Dakar6 septembre 2023Updated:19 septembre 2023Aucun commentaire6 Mins Read
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    Le G20 a accordé le statut de membre permanent à l’Union africaine. Quelles sont les implications pour l’Afrique, peut-elle peser dans la géopolitique mondiale ?

    L’entrée de l’Union africaine (UA) dans le groupe des économies les plus puissantes du monde, le G20, souligne l’influence croissante du continent sur l’échiquier mondial, et offre une opportunité aux pays africains d’enfin peser dans les instances internationales, qui ont historiquement représenté l’ordre mondial de l’après-Seconde Guerre mondiale, comme le Conseil de sécurité des Nations unies. Mais, le continent africain est aussi celui qui est le plus confronté à toute une série de défis, allant du changement climatique à l’instabilité politique et aux inégalités économiques avec une majorité d’États qui croulent sous les dettes. Les experts sont partagés sur l’ampleur de l’impact qu’aura cette adhésion sur le moyen et le long terme.

    La pression en faveur de l’adhésion au G20 s’est accélérée cette année, le président sénégalais Macky Sall ayant déclaré qu’un siège de l’UA permettrait de réparer une « injustice » et la directrice de la Banque centrale de l’Union européenne, Christine Lagarde, ayant insisté pour que l’Afrique ait plus de poids au sein des institutions financières. « L’adhésion permanente de l’Afrique au G20 signifie qu’elle a été reconnue comme un acteur clé du paysage économique mondial », a déclaré le président de la Zambie, Hakainde Hichilema, après la décision. « Les pays africains doivent maintenant tirer parti de cette position pour accélérer le développement de leurs économies et de leurs jeunes populations », a-t-il aussi avancé.

    Ce que l’UA va apporter au G20

    Les dirigeants africains ont largement applaudi cette intégration alors que seule l’Afrique du Sud était jusqu’ici représentée au G20, dont le sommet s’est tenu il y a une semaine à New Delhi. Ils espèrent ainsi que la voix du continent compte davantage dans les décisions concernant la finance mondiale, le commerce international ou encore le changement climatique.

    Cette adhésion intervient au moment où l’ordre mondial est largement rebattu, où la Chine et la Russie voient leur influence grandir, et alors que le groupe commercial des Brics s’élargit pour inclure deux nations africaines, l’Égypte et l’Éthiopie.

    Cette entrée au G20 « contribuera certainement à inscrire les questions africaines à l’ordre du jour international, en plaçant l’UA au cœur des discussions », affirme à l’AFP Steven Gruzd de l’Institut sud-africain des affaires internationales.

    En intégrant l’Union africaine, qui compte 55 membres, le G20 accueille le continent qui connaît la croissance la plus rapide, possède la plus grande zone de libre-échange au monde, dont la population est la plus jeune et qui se distingue par un énorme potentiel pour contribuer aux transitions environnementales. L’Afrique possède 60 % des ressources énergétiques renouvelables de la planète et plus de 30 % des minéraux essentiels aux technologies renouvelables et à faibles émissions de carbone. Selon un récent rapport des Nations unies sur le développement économique de l’Afrique, la RDC concentre à lui seul près de la moitié du cobalt mondial, un métal crucial pour les batteries lithium. « Il est important pour l’Afrique d’être reconnue et incluse. Il reste à voir ce qu’elle fera réellement de cette adhésion », nuance cependant le chercheur.

    Le défi de parler d’une seule voix sur des sujets mondiaux

    Car selon les analystes, si l’UA dispose déjà de structures pour parvenir à des positions communes entre ses 55 membres, elle aura besoin de travailler en commun pour faire compter leur unique voix dans le groupe.

    L’UA, dont le siège se trouve à Addis-Abeba, capitale de l’Éthiopie, compte 55 États membres, mais plusieurs d’entre eux sont actuellement suspendus du groupe à la suite de coups d’État qui ont mis en place des gouvernements militaires.

    Pour Solomon Ayele Dersso, directeur du groupe de réflexion Amani African Media and Research Services, le G20 permet ainsi à l’Afrique de changer de statut, en passant d’un continent « objet » de la prise de décision à « acteur ». « Elle apporte une certaine légitimité au groupe, dont il avait grand besoin, étant donné que certaines des décisions qu’il adopte ont des conséquences considérables sur des personnes qui n’ont jusqu’ici pas vraiment eu leur mot à dire », ajoute-t-il.

    Le changement climatique est certainement l’une des questions sur lesquelles les pays africains chercheront à mieux faire entendre leur voix. Car si le continent est l’un des plus touchés par les conséquences du changement climatique, il a été l’un des moins consultés dans les décisions prises au niveau mondial.

    Les dirigeants africains se sont réunis à Nairobi ce mois-ci pour un sommet sur le climat au cours duquel ils ont insisté sur la nécessité de modifier le financement mondial et de soutenir le développement des énergies renouvelables sur le continent.

    Selon William Gumede, président de la Democracy Works Foundation, un groupe de réflexion basé à Johannesburg, les nations africaines pourraient également chercher à avoir davantage leur mot à dire dans les décisions financières mondiales qui ont un impact sur le continent. « L’Afrique mettra également sur la table le fait que la politique monétaire des pays occidentaux doit être menée de manière à ne pas nuire aux pays africains », a-t-il déclaré.

    Un rôle renouvelé sur la scène mondiale

    Mais l’émergence de la rivalité entre la Chine et les États-Unis, les efforts de la Russie pour étendre son influence et la croissance des Brics en tant que groupe économique concurrent ont également souligné l’importance de l’Afrique. « Le moment choisi souligne le rôle renouvelé du continent en tant que champ de bataille diplomatique », selon M. William Gumede.

    En effet, la Chine occupe désormais la position de plus grand partenaire commercial de l’ensemble du continent africain, tout en étant également la quatrième source d’investissement international. Selon les données gouvernementales de Pékin et de New Delhi, le commerce bilatéral entre la Chine et l’Afrique a atteint environ 282 milliards de dollars en 2022. Au cours de la même période, les échanges commerciaux entre l’Inde et l’Afrique se sont élevés à près de 98 milliards de dollars. En août dernier, le groupe Brics, composé du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique du Sud, a annoncé sa volonté d’inclure six nouveaux membres. Parmi ces nouveaux membres figurent l’Éthiopie et l’Égypte, représentant le continent africain.

    Le Point Afrique 

     

     

     

     

     

    #UA #G20 #India
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