Abonnez-vous aux mises à jour

    Recevez les dernières nouvelles de LA REVUE DE DAKAR

    What's Hot

    La Chine et le Sénégal unis par la quête de la modernisation et l’effort de solidarité et de coopération du Sud global.

    24 septembre 2025

    La coopération sino-sénégalaise et sino-africaine dans le secteur des nouvelles énergies est prometteuse

    1 juillet 2024

    CAN 2024 : Sadio Mané, l’atout maître des Lions pour conserver le titre

    14 janvier 2024
    Facebook Twitter Instagram
    lundi, 1 juin
    Twitter LinkedIn Facebook Instagram YouTube
    Login
    La Revue de DakarLa Revue de Dakar
    • ACTUALITÉS
    • DÉBATS & OPINIONS
      • ÉDITOS
      • CHRONIQUES
      • ANALYSES
      • OPINIONS
    • SOCIÉTÉ
    • ÉCONOMIE
    • CULTURE
    • INTERNATIONAL
    • CLUB DE DAKAR
    La Revue de DakarLa Revue de Dakar
    Home»ANALYSES»La désunion, l’autre péril africain – (Par Tierno Monénembo)
    ANALYSES

    La désunion, l’autre péril africain – (Par Tierno Monénembo)

    La Revue de DakarBy La Revue de Dakar25 mai 2023Updated:25 mai 2023Aucun commentaire4 Mins Read
    Facebook Twitter LinkedIn Telegram Pinterest Tumblr Reddit WhatsApp Email
    Tierno Monenembo son nom civil est Thierno Saidou Diallo est un écrivain guinéen francophone
    Share
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

    Soixante après la création de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), devenue, depuis, l’Union africaine, où en est la volonté des Africains de se rassembler ?

    L’union fait-elle la force ? En Afrique, on commence sérieusement à en douter. Car ce mot magique, si bien chanté par nos poètes et par nos musiciens, se trouve réduit aujourd’hui à un simple fonds de commerce où viennent puiser les démagogues et les politiciens en mal de carrière. Et pourtant, si le panafricanisme a passionné des hommes aussi différents (par leur origine et par leurs idées) que Léopold Sédar Senghor, Kwame Nkrumah, Gamal Abdel Nasser, Sékou Touré, Houphouët-Boigny, Mohamed V, Julius Nyerere, Ben Bella, Haïlé Sélassié et les autres, c’est parce que l’idée a du sens et que le projet n’est pas forcément utopique.

    Le rêve de l’Unité africaine

    Au début des années 1960, ce beau rêve reposait d’ailleurs sur un réel sentiment de communauté de destin : le même passé de colonisés, la même condition de sous-développés, la même ambition de reconquérir sa dignité, le même rêve de bien-être économique et social. Nous avions alors une claire conscience de notre situation : indépendants, oui, mais nus parmi les loups ! Devant nous, l’esprit revanchard des anciennes puissances coloniales, à gauche et à droite, les ambitions démesurées des États-Unis, l’Union soviétique, les nouveaux maîtres du monde. L’unité s’imposait d’elle-même non comme un projet choisi, mais comme une nécessité vitale. « L’Afrique s’unira ou elle périra », disait d’ailleurs Kwame Nkrumah.

    25 mai 1963 : naissance de l’Organisation de l’unité africaine (OUA)

    C’est dans une saine émulation en tout cas – malgré le débat houleux entre les tenants du fédéralisme et ceux de « l’Afrique des États » – que l’Organisation de l’unité africaine (OUA) voit le jour le 25 mai 1963. Aussi décevants qu’en soient les résultats, personne ne doit oublier que, ce jour-là, les Africains ont créé la première organisation continentale de l’histoire. Hélas, ce qui fut une prouesse à l’époque n’est plus qu’une coquille vide aujourd’hui. Les beaux discours n’ont pas réussi à masquer la cruelle réalité : en 2019, la Tanzanie est le seul pays réunifié du continent. Partout ailleurs, c’est la zizanie, quand ce n’est pas la menace chronique de la discorde et de la dislocation.

    Les organisations régionales qui auraient dû servir de pierre d’achoppement à l’édifice sont pour la plupart à l’abandon, même si la Cedeao (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) peut se vanter de son passeport et la Communauté de l’Afrique de l’Est, de son bon début de coopération économique. La Communauté économique des États d’Afrique Centrale n’a institué la libre circulation des biens et des personnes que le 7 mai 2015. Quant à l’Union du Maghreb arabe (UMA), minée par la rivalité gémellaire qui oppose le Maroc et l’Algérie, elle ne trouve même plus nécessaire de convoquer ses instances dirigeantes.

    Une Afrique tiraillée

    Plus désespérant encore, nous peinons à maintenir les territoires hérités de la colonisation. Les guerres civiles et les velléités de sécession risquent à tout moment d’emporter des pays comme le Congo et la Libye, le Sud-Soudan et le Mali. Au Sahel, le déséquilibre climatique a accentué le traditionnel conflit pasteurs-agriculteurs. L’impuissance de nos États, les manigances des grandes puissances et l’irruption du djihadisme ont élevé ce drame à un niveau sans précédent.

    Ce climat délétère n’épargne même pas des zones comme le Sahel, le Maghreb ou la Somalie, où l’histoire avait presque achevé son formidable brassage ethnique et racial. Ce dernier pays, peuplé à 100 % de Somalis, parlant la même langue et pratiquant la même religion musulmane, a éclaté en cinq morceaux. Pour quelques arpents de sable, l’Algérie et le Maroc, tous les deux sunnites et arabo-berbères, ne se disent même plus bonjour.

    Au secours, docteur NKrumah, pour avoir refusé de s’unir, l’Afrique commence à périr !

    Par Tierno Monénembo

     

    #UnionAfricaine #panafricanisme #Afrique
    Share. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Telegram Email
    Previous ArticleIl y a 60 ans naissait l’Organisation de l’unité africaine
    Next Article El Hadji Mamadou Seck, nouveau DG de la Sococim
    Avatar photo
    La Revue de Dakar

    Related Posts

    CAN 2024 : Sadio Mané, l’atout maître des Lions pour conserver le titre

    14 janvier 2024

    Comment l’Afrique peut-elle économiser les milliards de $ dépensés dans le riz importé ?

    23 novembre 2023

    L’Afrique, membre permanent du G20 : et maintenant ?

    6 septembre 2023
    Add A Comment

    Comments are closed.

    Top Posts

    Forum international des directeurs de musées à Dakar : une « Déclaration de Dakar » adoptée

    1 mai 2023

    Aux origines du football sénégalais

    22 juillet 2022

    Abonnez-vous pour mettre à jour

    Recevez les dernières nouvelles de LA REVUE DE DAKAR

    Abonnement
    • S’abonner à la Revue de Dakar
    • Parutions précédentes
    À propos
    • Qui sommes nous
    • Politique de confidentialité
    • Conditions d’utilisations
    • Gestion des cookies
    • Nous joindre
      Logo

      Agir, Comprendre, Converser, Écrire, Dire, Écouter

      Twitter LinkedIn Facebook Instagram YouTube
      © 2023 LA REVUE DE DAKAR. Tous droits réservés.

      Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.

      Sign In or Register

      Welcome Back!

      Login to your account below.

      Lost password?