La capitale sénégalaise abrite depuis quelques jours Dakar Séries, un évènement qui se veut une nouvelle tribune dédiée aux acteurs du cinéma africain. Le but étant de contribuer à la visibilité des séries et productions africaines.
Au programme de ce festival, ateliers, master class, pitchs, compétitions de séries. Pour cette première édition qui se poursuit jusqu’au 06 mai, 27 films sont en lice dont trois seront projetés hors compétition. La compétition comporte, entre autres, des films du Maroc, du Cameroun, du Togo, du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Nigéria, du Burkina Faso, de Centrafrique, de l’Afrique du Sud et du Sénégal.
Le jury de cette première édition de Dakar Séries est présidé par le producteur et réalisateur sénégalais Omar Sall. L’actrice, chanteuse et danseuse Nathalie Vairac (France) va siéger à ses côtés, de même que le professeur de littérature et de civilisations africaines Ibrahima Wane (Sénégal).
Il y a aussi l’actrice et productrice Aminata Diallo-Glez alias «Kadi Jolie» (Burkina Faso), ainsi que le producteur de cinéma et audiovisuel Neigeme Glasgow-Maeda (Luxembourg).
L’objectif du festival est aussi de relever le défi de l’exportation des séries africaines. Il y a déjà quelques expériences en ce sens mais elles restent encore embryonnaires et pourtant le marché africain n’est pas négligeable.
Pour relever ce défi, Séraphine Angoula a eu l’idée de rassembler les acteurs des séries africaines autour de cet évènement dont elle attend beaucoup. « J’attends qu’il y ait plus de synergie, je veux que les gens se rencontrent, que des synchronisations se fassent, qu’il y ait des projets burkinabé, nigérians, marocains, sud-africains. C’est ça l’ambition. L’ambition, c’est qu’on travaille ensemble, qu’on aille chercher ce qui se fait mieux ailleurs et qu’on arrive à créer à terme une industrie structurée. », a expliqué Séraphine Angoula, directrice du festival.
Au-delà des compétitions, le Dakar Séries est aussi une occasion pour les acteurs du secteur de faire l’état des lieux. Les échanges ont ainsi essentiellement tourné autour des enjeux de développement : le financement, la qualité, l’ouverture au marché international etc. Mais une chose semble faire l’unanimité ici, c’est que l’avenir du cinéma africain se trouve dans les séries.

