Sur un budget national estimé à 6 411 milliards Fcfa en 2023, il est attendu de la Douane, une contribution de 1231,2 milliards de FCfa. Ce rappel du ministre des Finances et du Budget Mamadou Moustapha Ba, lors de la Journée Internationale de la Douane en dit long sur l’importance des gabelous dans la mobilisation des ressources nationales.
Rien qu’en 2022, en termes de recettes, la Douane a contribué à plus de 1 300 milliards de Fcfa. En 2021, les recettes s’élevaient à 1 176 milliards de FCfa contre 1020 milliards en 2020. De sacrées performances qui ne manquent pas d’explications. En effet, à côté des effectifs dévoués, l’état du Sénégal a mis à la disposition des Douanes du matériel de dernière génération.

A travers la mise en œuvre effective du Programme de Modernisation de l’Administration des Douanes (PROMAD) le Sénégal veut se doter de moyens de disposer d’une administration des Douanes performante, résiliente, digitalisée et surtout à l’écoute des préoccupations légitimes des opérateurs économiques.
Pour le ministre des finances et du budget, le constat est que des avancées majeures sont enregistrées par la Direction générale des Douanes dans les domaines de l’encadrement et de la formation, de la gestion des outils technologiques de traitement des données pour le partage des connaissances et des expériences. « Il faut magnifier les efforts consentis par la direction générale des douanes dans la formation de son personnel et le renforcement du sentiment d’appartenance à ces corps », avait dit Mamadou Moustapha Bâ, à l’occasion de la journée mondiale des Douanes.
Et les chiffres semblent corroborer le ministre. Depuis plusieurs années en effet, les performances ne cessent d’aller crescendo. Elles sont passées respectivement de 648,9 milliards de francs Cfa en 2017 à 694,5 milliards de francs Cfa en 2018 pour se hisser à un peu plus de 804 milliards de FCfa en 2019.
Selon les services de la Douane, la bonne tenue de ces recettes procède à la fois des effets induits du dédouanement de proximité et de la bonne maîtrise de l’assiette douanière. Mais aussi d’un élargissement fait avec détermination et conviction, dans une démarche participative, en relation avec tous les autres acteurs impliqués dans la chaîne de dédouanement ».
Moctar Diouf

