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    ÉCONOMIE

    La mode à Dakar, une passion en pleine révolution

    La Revue de DakarBy La Revue de Dakar13 mai 2023Updated:13 mai 2023Aucun commentaire5 Mins Read
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    Intérieur du concept Store Sandaga Shop vue Victor Hugo dans le centre de Dakar. ©Sylvain Cherkaoui pour Le Monde
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    La capitale sénégalaise, en pleine mutation ces dernières années, fait aussi la part belle au stylisme. Une jeune génération de créateurs et de créatrices, en majorité formés en France et aux Etats-Unis, est consciente de la richesse des savoir-faire artisanaux du pays et les met en valeur.

    Une touche de tradition, deux de modernité. Dans les rues de Dakar, de nouveaux concept stores ouvrent leurs portes les uns après les autres, dessinant un circuit toujours plus long pour la promenade shopping des classes supérieures. Dakar s’invente un style de vie nouveau, résolument tourné vers le futur. En très forte mutation ces dernières années, avec le lancement prochain de l’exploitation des gisements de gaz naturel au large des côtes et la création de la ville nouvelle voisine Diamniadio, la capitale sénégalaise redessine les contours de son identité.

    La création contemporaine, les arts, et surtout la mode, cette passion dakaroise, ont trouvé dans ce grand chamboulement des espaces pour s’installer, des lieux pour se montrer et se partager. « Ici, chaque fête est l’occasion d’aller chez le tailleur. Et les réunions familiales ne sont pas des occasions rares, mais des rendez-vous très réguliers », prévient Francine Awa Pipien, une jeune Dakaroise formée à la communication, qui navigue avec aisance dans le milieu des influenceurs, toujours en première ligne pour promouvoir un « made in Senegal » juste assez subversif pour trouver sa place dans la jeunesse sans transgresser les traditions.

    Dans la mythologie de la ville, le tailleur de rue est au cœur de la vie des familles. « Lorsque j’étais enfant, on allait faire tailler nos vêtements dans le marché Sandaga, le plus vieux de Dakar », se souvient Khadija Ba Diallo, qui a ouvert le concept store Le Sandaga, à deux pas de ce lieu historique. Nourrie de ce souvenir, la créatrice, formée à Paris, a retravaillé le boubou traditionnel pour en faire une pièce adaptée à la vie urbaine.

    Modiste elle aussi, Maguette Gueye documente les vêtements des différents groupes ethniques, qu’elle retravaille dans La Penderie de Maam, faisant revivre les formes, les couleurs et les volumes de l’époque révolue des empires.

    « Notre force réside dans la richesse de notre artisanat d’art, encore bien vivant dans tous les quartiers de Dakar ou les villages du pays. Il nous faut revivifier ce patrimoine et poser notre créativité sur cette base solide », observe Xalil Cissé, curateur de mode et à l’initiative d’un marché de marques made in Afrique de l’Ouest. Soucieux que ne disparaissent pas les savoir-faire d’antan, lui aussi fait de leur pérennisation un de ses combats, appuyé sur un écosystème de jeunes créateurs et influenceurs à l’unisson.

    Eviter la pénurie des métiers de la main

    Toute une jeunesse, formée en France ou aux Etats-Unis, a pris conscience de cette nécessaire préservation, pour éviter, demain, une pénurie des métiers de la main comme en connaissent les pays du Nord. Telle est la clé qui permettra une montée en gamme des productions pour satisfaire l’Afropolitain, fier de montrer ses origines, voire d’attaquer demain les marchés internationaux.

    De la créatrice Sophie Zinga, à la tête de la griffe portant son nom, à Hélène Daba Diouf, la conceptrice de Sisters of Afrika, ou Sarah Diouf, celle de Tongoro, les stylistes dakaroises œuvrent à leur échelle à la formation de leurs tailleurs, de leurs piqueurs, de leurs brodeurs, faisant le pari de professionnaliser ces savoir-faire que l’on se transmettait encore naguère de père en fils, dans les cours des maisons du Sénégal.

    Mais cet artisanat restera- t- il marginal ou basculera- t- il à l’échelle industrielle avec la création d’une véritable filière textile d’Afrique de l’Ouest ? Alors que le pays va passer de 17 millions d’habitants aujourd’hui à 32,6 millions en 2050, et que l’économie est encore informelle à 90 %, certains économistes y voient un chemin à suivre, quand d’autres estiment hasardeux de choisir cette voie à l’heure où la Chine s’autoproclame usine du monde. Sauf si le Sénégal sait imposer une mode durable qui se révèle, avec des produits sourcés et cultivés sur place, capable de séduire le consommateur par-delà son marché intérieur et d’habiller au-delà de ses frontières.

    Une option à laquelle veut croire Xalil Cissé, pour qui « l’énergie, la créativité sont dans le Sud ». « Nous serons les créateurs de la mode de demain. Une mode vraiment durable. Cet adjectif, nous l’avons fait nôtre de longue date », répète-t-il volontiers, faisant allusion au passé frugal de cette société du Sud qui avait intégré avant l’heure la circularité des objets, la récupération et le recyclage.

    Les perspectives de développement qui font du Sénégal l’une des cinq économies les plus dynamiques du continent, avec des prévisions de croissance de 8,1 % pour 2023, selon la Banque mondiale, seront peut-être l’occasion du réveil attendu. A condition que le respect des terres où pousse le coton bio, celui du travail de l’artisan et de la durabilité de la pièce créée fassent partie du modus operandi.

    Le Monde.fr

    #mode #création #stylisme #dakar
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