Selon la police, 500 arrestations auraient été effectuées après les affrontements qui ont causé la mort d’au moins 16 personnes et plus de 350 blessés parmi les manifestants.
« Les forces de sécurité ont fait face à des manifestants violents, qui ne cherchent pas à exprimer des opinions, mais qui sont plutôt engagés dans des activités subversives. Les personnes appréhendées au cours de ces évènements sont principalement des individus armés et dangereux. La majorité de ces personnes arrêtées étaient en possession de cocktails molotov, d’armes blanches, d’armes à feu de gros calibres et il y a même des personnes de nationalités étrangères qui ont été arrêtées », a déclaré Ibrahima Diop, directeur de la Sécurité publique du Sénégal.
La situation est revenue à la normale à Dakar et à Ziguinchor (sud) où les Forces de défense et de sécurité sont « déterminées à faire respecter l’ordre public », a assuré dimanche le Directeur de la Sécurité publique, le Commissaire-divisionnaire Ibrahima Diop.
« La situation est revenue au calme et à la tranquillité à Dakar et à Ziguinchor. La situation est maitrisée. La Police nationale est déterminée à assurer la sécurité des personnes et des biens et à faire respecter l’ordre public », a- t- il déclaré.
Au cours de ce point de presse, le commissaire Mamadou Gueye, directeur du Bureau des relations publiques de la Police a projeté des images « montrant des individus avec des armes à feu ».
Les violences ont éclaté jeudi lorsque M. Sonko a été condamné à deux ans de prison dans une affaire qui, selon lui, visait à l’empêcher de se présenter à l’élection présidentielle de l’année prochaine.
DE son côté, le parti PASTEF-Patriotes de Ousmane Sonko a condamné « la répression meurtrière des forces de défense et de sécurité », accusant le gouvernement de déployer des « milices privées ».
Il a exhorté la population à se défendre par tous les moyens possibles et à riposter ».
La Croix-Rouge a déclaré avoir porté assistance à 357 manifestants blessés, dont une femme enceinte, ainsi qu’à 36 membres des forces de défense et de sécurité qui ont été blessés depuis le début des troubles.
Ces opérations de secours ont lieu dans les départements de Dakar, Guédiawaye, Keur Massar, Pikine, Rufisque et Ziguinchor, suite aux manifestations survenues jeudi et vendredi, a poursuivi le document.
« Les secouristes déployés ont comptabilisé des blessures légères et graves (…) 78 cas de blessures graves ont été évacuées vers les structures de santé par les volontaires engagés dans la couverture sanitaire de ces manifestations », a énuméré l’institution humanitaire.

