La Sonatel a remporté provisoirement l’appel d’offres pour l’attribution de la licence 5G au Sénégal, après avoir proposé un montant de 34 milliards et demi de francs CFA. C’est ce qu’a annoncé ce lundi Abdou Karim Sall, le Directeur général de l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP).
La décision d’attribuer la 5G à la Sonatel constitue une étape majeure dans le déploiement de cette technologie de pointe dans le pays. La Sonatel a présenté une offre de 34,5 milliards de francs CFA pour cette norme de réseau de téléphonie mobile, a déclaré Abdou Karim Sall lors d’une conférence de presse.
Selon le Directeur général de l’ARTP, l’objectif principal de l’appel d’offres était de sélectionner un opérateur capable de fournir une infrastructure 5G fiable et performante dans les meilleurs délais, afin de répondre aux besoins croissants en matière de connectivité et de communication au Sénégal.
La Sonatel s’adjuge ainsi la Licence 5G. Au-delà de l’offre de base estimée à 19 milliards 500 millions F CFA, l’opérateur a payé cinq blocs supplémentaires pour 15 milliards F CFA. Ce qui porte le montant total à 34,5 milliards F CFA. ‘’La commission d’attribution de la 5G a attribué de manière provisoire une licence à la Sonatel’’, a-t-il déclaré.
Un décret d’approbation de la licence attribuée à cet opérateur sera signé par le président de la République, selon le directeur général de l’ARTP.
La Sonatel, filiale du groupe français Orange, est déjà le principal fournisseur de services de télécommunications au Sénégal, offrant des services de téléphonie mobile, d’accès à Internet et de télévision par câble. Son expertise et son infrastructure existante en font un choix logique pour assurer la mise en place efficace du réseau 5G.
Cependant, les concurrents directs de la Sonatel, à savoir Free et Expresso, ont tous deux soumis des offres nettement inférieures, proposant chacun respectivement seulement 3 et 2 milliards de francs CFA. Ces montants sont bien en-deçà du prix de réserve fixé à 19,5 milliards de francs CFA dès le début de l’appel d’offres.

