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    Home»ACTUALITÉS»NewSpace Africa 2023 : développer la coopération et la formation sur le continent
    ACTUALITÉS

    NewSpace Africa 2023 : développer la coopération et la formation sur le continent

    La Revue de DakarBy La Revue de Dakar27 avril 2023Updated:27 avril 2023Aucun commentaire4 Mins Read
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    Abidjan abrite, jusqu’à ce vendredi 28 avril, la seconde édition du forum africain sur l’espace, organisé par l’Union africaine. Ce forum réuni près de 300 décideurs, ingénieurs ainsi que des entreprises du domaine spatial du continent. Pour la première fois, le Sénégal est représenté en tant qu’agence spatiale suite à la mise en place de l’ASES (Agence sénégalaise d’études spatiales). 

    D’après l’Union africaine, le continent compte une cinquantaine de satellites. En 2021, ce domaine générait près de 20 milliards de dollars et de nombreuses entreprises se tournent vers l’industrie spatiale. Un développement rapide, qui cache cependant un gap encore important à combler : celui de la formation.

    « Vous pouvez recueillir le degré d’humidité dans un champ de betteraves, et si vous n’arrivez pas à interpréter cette donnée pour dire « là, il y a sècheresse, il faut faire quelque chose », ça ne sert à rien », explique Mohamed Belhocine, le commissaire de l’UA pour l’éducation, la science, la technologie et l’Innovation. « Nous sommes en train de mettre en place les outils qui permettent au continent d’avoir un minimum d’autonomie et un minimum de cohérence dans les politiques africaines », ajoute ce responsable de l’UA. « Nous avons l’agence africaine de l’espace établie au Caire. Nous souhaitons que cette agence devienne le creuset, autour duquel vont s’agréger l’intégralité des agences nationales spatiales », poursuit-il.

    Miser sur la formation permettrait de sortir d’un schéma, dans lequel tout est importé de l’étranger. « L’idée novatrice, c’est que du début, jusqu’à la fin de la chaîne, on connaît toutes les compétences, toutes les ressources intellectuelles parce que nous formons les jeunes, explique Eric N’Guessan, le secrétaire général de l’Association africaine pour la technologie et l’Innovation. Nous formons aux maths, nous formons à l’électronique, nous les formons à la programmation pour qu’on puisse maîtriser toute la chaîne pour arriver au satellite. Aujourd’hui, on est capable de maîtriser cette chaîne, poursuit ce scientifique. Le dernier maillon, c’est le lanceur. Et donc maîtrisons toutes les technologies nécessaires pour aller jusqu’au lanceur ».

    Maram Kaïré, directeur de l’Agence sénégalaise d’études spatiales

    Le spatial pour acquérir des données sur le couvert forestier

    En février 2010, le Gabon s’est lancé dans l’industrie spatiale. Avec une idée en tête : mieux maîtriser les changements climatiques et obtenir des données fiables du couvert forestier pour calculer l’émission de gaz à effet de serre. En montant son agence spatiale, et en acquérant un satellite, le Gabon a pu élargir les champs d’application de cet outil.

    « Avant, on dépensait beaucoup de millions de francs CFA, beaucoup de personnel pour engager des missions terrain qui duraient six mois, sept mois, pour aller faire l’inventaire forestier », se souvient Aboubakar Mambimba Ndjoungui, le directeur adjoint de l’Agence gabonaise d’études et d’observations spatiales (Ageos). « Avec le satellite que nous avons démarré, aujourd’hui, on a peu de monde sur le terrain, on va seulement dans des endroits où il manque des données, ajoute cette source. On a gagné en temps et en finance. On a un apport très important sur les questions liées aux inondations : les outils satellites nous permettent en effet, d’identifier les zones inondables, et éviter les catastrophes naturelles ».

    Ce service a désormais une visée sous- régionale : le Gabon peut couvrir 24 pays et répond aux besoins des États qui n’ont pas encore de satellites. « Nous suivons l’évolution du lac Tchad, explique Aboubakar Mambimba Ndjoungui. Nous suivons aussi le golfe de Guinée, puisqu’il y a la pêche illégale, il y a la piraterie, il y a la pollution en hydrocarbures. Tous ces aspects-là sont gérés au niveau technique par Ageos qui fournit des informations précises à l’ensemble des acteurs qui doivent intervenir ».

    À travers cette conférence, l’UA encourage vivement chaque État à développer, à son échelle, cette industrie et à créer des synergies.

    L’Agence sénégalaise d’études spatiales

    A noter que pour la première fois de son histoire, le Sénégal est reçue et présentée comme une agence spatiale aux côtés d’autres acteurs comme l’Afrique du Sud, le Nigéria, le Kenya, le Gabon, le Rwanda, la Tunisie, le Ghana, l’Algérie … La création de l’Agence sénégalaise d’études spatiales (ASES), dirigée par l’astronome sénégalais Maram Kaïré, a été annoncée par le chef de l’Etat, à la fin de la projection en avant-première du film documentaire “Star chasers of Sénégal” (Chasseurs d’étoiles au Sénégal) au Grand théâtre national le 21 mars dernier.

    Ce film, réalisé par Ruth Berry et coproduit par la télévision scientifique américaine “Nova-PBS” et la société “Terra Mater” de Vienne, en Autriche, retrace la contribution du Sénégal dans les missions scientifiques de la NASA, en racontant l’histoire de l’astronomie africaine à travers l’astronome Maram Kaïré.

    Avec rfi.fr

    #espace #afrique #satellite
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