Les sites officiels de plusieurs structures de l’Etat du Sénégal sont restés inaccessibles pendant plusieurs heures, hier à partir de l’après-midi. Il ne s’agissait pas d’une simple coïncidence ou d’une panne ponctuelle mais d’une cyber-attaque dont se réclament des activistes du numérique.
Cette attaque au cœur des infrastructures de la récente société Sénégal Numérique SA (SENUM), gestionnaire et hébergeur de l’ensemble des plateformes web du gouvernement, a été orchestrée par le groupe de hackers dénommé @MysteriousTeamO qui l’a revendiquée sur son compte Twitter. Le groupe de hackers s’est présenté comme membre d’une unité de « cyber-guerriers » établis au Bangladesh.
Les pirates ont atteint plusieurs sites web gouvernementaux dont celui du ministère de l’Agriculture, de la Présidence de la République, du Secrétariat général du gouvernement, du ministère des Infrastructures et du Transport terrestre, du ministère de l’Environnement, celui de la Fonction publique, du ministère des Forces armées et celui du Développement communautaire, de la Solidarité nationale et de l’Équité territoriale.
Le gouvernement sénégalais a reconnu l’attaque de type DDOS sur « les sites Web de services publics du Sénégal utilisant le domaine gouv.sn ». « Une DDOS est une attaque informatique qui consiste à submerger un réseau avec des quantités massives de trafic en saturant la bande passante de la source du site attaqué », précise le porte-parole du gouvernement dans son communiqué.

