Le PAD, Des jalons pour un avenir en eau douce
Directeur Général du PAD
La mission assignée au PAD est présentée dans son article 4 portant organisation et attribution de la DFC du 18 août 1987. En effet, le PAD a pour rôle, l’exploitation et l’entretien du port maritime et de ses dépendances, la gestion de son domaine mobilier et immobilier et l’exécution des travaux d’amélioration et d’extension de ses installations. La création ou l’acquisition et l’exploitation de tout fonds ou établissement de même nature… Le Port autonome de Dakar est un univers gigantesque… engoncé en plein cœur de la capitale. Pour se développer, il a su se moderniser, mais aussi se « décentraliser ».
Ces performances sont principalement portées par le trafic conteneur, notamment celui des marchandises. Une forte évolution a été également notée au niveau du trafic transit sur l’hinterland malien, zone d’influence et d’attraction économique du PAD. Certainement titillé à l’idée de voir ses concurrents du littoral ouest-africain, de Tanger à Pointe-Noire, rivaliser de projets tous plus ambitieux les uns que les autres, le Port autonome de Dakar (PAD) a lui aussi imprimé son plan de développement dès 2018.
Nommé à la Direction de l’autorité portuaire à la fin de 2017, Aboubacar Sédikh Bèye n’a mis que quelques mois pour peaufiner la stratégie qu’il compte mettre en œuvre avec son équipe de 2019 à 2023 afin de donner une nouvelle jeunesse à un port dont les plus anciens bassins ont été creusés à la fin du XIXe siècle.
De par sa situation géographique exceptionnelle, le PAD occupe une position stratégique à l’intersection des lignes reliant l’Europe à l’Amérique du Sud, l’Amérique du nord à l’Afrique du Sud. II présente une rade stable et privilégie, un accès direct à toutes les heures et des services assurés sans interruption 24 heures sur 24 heures.
La Direction du port peut s’appuyer sur les bons résultats enregistrés ces deux dernières années pour lancer la modernisation de ses installations. Selon un document officiel, depuis 2017, le PAD a en effet vu son chiffre d’affaires annuel progresser de près de 25 %, pour dépasser les 60 milliards de F CFA en 2019 (environ 91,5 millions d’euros), ce qui lui donne les moyens financiers d’accompagner les changements en cours.
95%
du commerce extérieur
En agrégeant près de 95% du commerce extérieur et en contribuant pour plus de 90 % aux recettes douanières, le Port de Dakar constitue, à tous les égards, la plateforme logistique de référence au service du développement socio-économique du Sénégal . C’est pourquoi, après ma prise de fonction officielle le 22 septembre 2017, j’ai pu mesurer les véritables enjeux et défis de notre mission dont le soubassement est le renforcement de notre position stratégique. Dès lors, la vision qui sous-tendra notre action et qui sera matérialisée dans le cadre du plan stratégique 2017-2023 aura comme principal objectif de faire du port de Dakar : «le port le plus compétitif de la côte ouest africaine, à l’horizon 2023 ».
Depuis sa création en 1865 sous la forme d’un port de commerce, et ensuite son érection en société nationale, il y a 30 ans, , le Port de Dakar a connu certes des mutations majeures. Mais il a encore des batailles à remporter et des chantiers à engager. Ceux-ci doivent être compris par tous et relevés ensemble.
Au premier chef, figure la prise en main de la problématique de la congestion portuaire, un des goulots d’étranglement qui étouffe nos performances dans nos différents terminaux et place souvent notre plateforme dans des zones de turbulences aux conséquences désastreuses pour l’économie nationale.
Sur ce registre, aucun effort ne sera minimisé, ni aucune voix négligée.

